philippe-roy-sculpte-des-totems-en-beton-et-inox-avec-elegancePortrait

Philippe Roy a 44 ans. Il réside dans le Pays de Retz depuis 15 ans. C’est à Pornic qu’il a posé ses valises, ses matériaux, ses outils, ses envies, ses sphères et ses totems, ses créations singulières faites de matières lourdes aux énergies telluriques… C’est en travaillant la sculpture depuis l’âge de 15 ans, qu’aujourd’hui Philippe Roy commence à pouvoir comprendre ce que l’art révèle de lui-même. « C’est l’art qui nous dévoile », dit-il. « C’est comme une thérapie, un moyen de se dévoiler et d’avancer ».

Le minéral, l’eau, le feu et le métal

Il est artiste sculpteur. Un qualificatif qu’il a du mal à endosser. Lui qui dit « avoir eu la chance de ne pas être élevé dans un milieu artistique. J’ai développé mon travail sur des ressentis, des inspirations, sans avoir de référence. Mon travail me correspond. Il est le résultat de voyages dans des milieux désertiques ». Et d’un contact presque charnel avec la matière.

Le béton « représente le minéral, le liquide (l’eau) avec une technique de coulée, de matière souple qui va durcir. Ce qui est surprenant, c’est que l’on ne maîtrise pas l’aspect final avant le démoulage », précise avec passion Philippe Roy.

L’inox, « c’est le métal mais aussi le feu, explique l’artiste. Ine manquerait plus que le bois pour avoir les 5 éléments ». Eau, feu, terre, bois, métal, voilà de quoi est fait ce sculpteur, en pleine construction de sa carrière artistique qu’il ose enfin partager.

Philippe Roy sort de son antre et commence petit à petit à montrer son travail « basé sur les paradoxes ». Lui qui aime « déjouer les idées reçues. Contrarier les choses bien établies, avec élégance », dit-il. Chez lui, à l’intérieur comme à l’extérieur, trônent colonnes, sphères, totems de béton et d’inox, « deux matières que je mélange, que j’oppose, que je marie, que je complète ».

Le point commun entre toutes ses sculptures ? « Elles n’ont pas de face cachée. Elles sont des symboles du rassemblement. »

Aujourd’hui sous les feux des projecteurs, l’artiste sculpteur ne peut que continuer à partager ses créations qui le représentent. Sa volonté est de « ne pas faire dans l’éphémère » mais plutôt « dans le monumental ». Un rêve qui ne semble pas inaccessible. Philippe Roy a « de gros projets qui vont se mettre en place en début d’année sur le secteur, avec une orientation de mon travail sur l’extérieur. »

Et dehors, l’espace est infini pour accueillir ses créations…

Article du Ouest-France du 06/12/2014